Voyager seule, c’est un peu comme aller seule au restaurant ou au cinéma… mais en version 10x plus intense.
Et pourtant, aller au resto seule, ça ne m’a jamais gênée. J’aime observer les gens, savourer ce que je mange sans parler, m’asseoir face à moi-même.
Alors pourquoi cette boule au ventre quand il s’agit de faire sa valise et de partir seule, loin ?
Peut-être parce que cette fois, ce n’est pas une heure ou deux. C’est plusieurs jours à être confrontée à moi-même, mes doutes, mes choix, mon silence.
Et c’est précisément pour ça que c’est puissant.
Voyager, pour une femme, reste un choix à part. Qu’il soit en solo ou entre copines, il bouscule bien plus que l’itinéraire. Derrière les craintes, les regards extérieurs ou les contraintes logistiques, il y a une forme de liberté profonde à aller ailleurs. Et surtout : à le faire selon ses propres règles.
Les peurs, souvent légitimes
Mais avant de faire ce fameux “premier pas”, il faut souvent faire face à un mur invisible : celui des peurs. Parfois concrètes, parfois intérieures, elles peuvent suffire à nous clouer sur place.
Voyager seule, c’est affronter une série de peurs mêlées. La peur de l’inconnu, bien sûr. Mais aussi la peur d’être vulnérable, de devoir tout gérer seule, de ne pas savoir quoi faire de soi-même dans un restaurant à table pour une. Il y a aussi la peur du regard des autres, parfois même de notre propre regard : celui qui juge, qui doute, qui se compare.
Voyager entre amies, ce n’est pas forcément plus simple. Et si les envies ne collaient pas ? Si les budgets n’étaient pas les mêmes ? Si une tension latente finissait par éclater ? Ce n’est pas une légende : certaines amitiés ne survivent pas à une semaine de colocation improvisée à 35° à l’ombre.
Ces trésors qu’on ne découvre qu’en osant partir
Et pourtant, au-delà de ces peurs, il y a un monde à découvrir. Et ce n’est pas toujours celui qu’on trouve sur la carte.
Voyager seule, c’est découvrir qu’on suffit à sa propre compagnie. Qu’on peut marcher des kilomètres sans avoir besoin de parler. Qu’un café au bord de la mer, seule avec un carnet ou un livre, peut être aussi apaisant qu’un week-end en groupe.
C’est aussi apprendre à se faire confiance. Chaque petite décision – choisir un plat, demander son chemin, décider de changer d’itinéraire – devient un acte d’autonomie. Et avec le temps, un acte d’amour envers soi-même.
Voyager entre femmes, c’est partager des souvenirs qui collent au cœur. Les conversations dans le noir. Les fous rires à l’aéroport. Les playlists communes dans le taxi. C’est aussi s’autoriser à être vulnérable ensemble. À pleurer sans gêne. À oser rêver à voix haute. C’est un espace rare de sororité vécue, au-delà des hashtags.
Ce qu’on découvre vraiment en voyage
Et ce qui reste, souvent bien après le retour, ce ne sont pas les photos, mais les déclics intérieurs.
On croit partir pour voir un lieu. On revient avec une version de soi qu’on ne connaissait pas.
Celle qui ose. Celle qui écoute. Celle qui choisit. Celle qui se trompe et qui s’adapte.
Voyager, ce n’est pas seulement changer de décor. C’est parfois changer de regard. Sur soi. Sur les autres. Sur ce qu’on croyait figé.
Quelques clés pour partir l’esprit plus léger
Alors pour que cette expérience reste douce et fluide, voici quelques petits conseils pratiques testés et approuvés :
– Préviens une personne de confiance de ton itinéraire (même approximatif).
– Favorise les hébergements bien notés et bien situés.
– Garde une trousse de secours et un peu de cash, “au cas où”.
– Entre copines : discutez avant du budget, du rythme, du programme.
– Laisse-toi des moments off. Même en groupe, s’octroyer une balade seule peut faire du bien.
Conclusion : oser partir, à sa façon
Voyager seule ou entre femmes, ce n’est pas une mode. C’est une manière de dire : je me choisis. Je me donne la permission de découvrir, de m’ouvrir, de rêver autrement.
Pas besoin d’aller à l’autre bout du monde. Un simple week-end à Grand-Bassam, une retraite à Assinie, ou même un petit déjeuner solo dans un hôtel à 10 km de chez soi… L’essentiel, c’est le pas qu’on fait vers soi.
Et toi, tu pars quand ?
À garder en tête : sécurité & sérénité
Parce que voyager, c’est aussi pouvoir se détendre, quelques gestes simples suffisent pour partir l’esprit tranquille :
– Préviens quelqu’un de ton itinéraire
– Choisis un logement bien situé et bien noté
– Garde une copie de tes papiers
– Active le partage de position avec une proche
– Et surtout : fais confiance à ton intuition. Toujours.
Pas besoin d’être parano. Juste un peu prévoyante.
C’est ce qui te permet de voyager vraiment libre.
